Balade et atelier de cuisine à la (re)découverte de l’Ail des ours !
Défi Nature ASBL

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Activité du 8 avril 2018, avec Marie-Chantal Molle à la guidance

Le 8 avril dernier, Défi Nature nous emmenait à la découverte des mille et une richesses d’une plante sauvage comestible : l’Ail des ours (Allium ursinum). Drôle de nom me direz-vous… En chemin, notre guide, Marie-Chantal Molle, nous expliquera qu’elle tient cette curieuse appellation d’une « légende » selon laquelle, au sortir de l’hiver, les ours se mettent en quête de ses feuilles pour détoxifier leur organisme.

C’est donc avec curiosité que nous prenons la direction du bois, où une vaste colonie de cette plante sauvage nous attend pour une cueillette gourmande, que nous irons ensuite cuisiner et déguster chez notre guide.

Car les atouts de l’Ail des ours - plante de sous-bois frais et ombragés - sont multiples et savoureux : très riche en soufre, en vitamine C, en pro-vitamine A, l’Ail des ours est également un excellent dépuratif, un hypotenseur et un bon antiseptique.

Cueillette faisant, nos pas, en froissant les feuilles du tapis, remplissent l’air de cette odeur si caractéristique d’ail, tandis que le gazouillis du ruisseau et celui des oiseaux printaniers nous inondent de connexions avec dame Nature. La douceur de cette belle matinée de printemps ne fera pas autre chose.

Fin de matinée, les appétits se sont ouverts. Nos paniers d’osier sont remplis de feuilles et nos sens éveillés par ces profusions. L’heure de la dégustation a sonné, et c’est dans la cuisine de Marie-Chantal que nous nous affairons à présent pour réaliser les recettes qu’elle nous a proposées : un toast au pesto, un potage, une salade, une vinaigrette et une quiche, que nous agrémenterons de feuilles et de fleurs de pissenlits et de pâquerettes de son jardin. Papilles et pupilles sont en émoi.

Durant le repas - délicieux, convivial et amusé - Marie-Chantal nous expliquera encore qu’avant floraison, les feuilles de l'Ail des ours peuvent être confondues avec celles - toxiques - du Muguet de mai (Convallaria majalis), et que les jeunes feuilles - elles aussi toxiques - de l’Arum maculatum (ou Gouet tacheté), d’un vert tout à fait similaire, s’immiscent parfois dans les colonies d’Ail des ours et peuvent donc être facilement cueillies par inadvertance par une personne qui cueillerait par brassées. La prudence est donc de mise.

Nous repartirons de cette balade découverte ravis et rassasiés, convaincus une fois encore que dame Nature est aussi riche que généreuse, et que les défis qu’elle nous lance sont à la hauteur de l’intérêt que nous devons lui porter.

Colette Berger

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